L'aide sociale

Renseignements fournis par le préfet de la Dordogne au ministre de l’Intérieur sur le nombre d’évacués accueillis, leur logement, la nourriture et l’entretien, 18 novembre 1939. Au 1er novembre 1939, la Dordogne comptait 78 475 réfugiés du Bas-Rhin et accueillait plus de 98 000 réfugiés de toutes régions. Au recensement de 1936, on dénombrait 387 000 habitants en Dordogne et 712 000 dans le Bas-Rhin, 193 0000 habitants à Strasbourg et 45 000 à Périgueux (3 X 28) : 

3 X 28

À la fin du mois de septembre 1939, l’automne amène les premiers froids. Pour équiper les évacués qui avaient quitté leurs foyers avec un minimum d’effets personnels, le préfet de la Dordogne demande l’autorisation au ministre de l’Intérieur de procéder à l’achat de vêtements chauds (3 X 29) :


Télégramme officiel du ministre de l’Intérieur aux préfets, 25 septembre 1939.

Le ministre demande aux préfets de veiller à assurer en priorité le traitement des réfugiés français. Depuis le mois de février 1939, la France accueillait des réfugiés espagnols de la guerre civile (3 X 29) :


Une fiche nominative d’allocation aux réfugiés alsaciens.

À leur arrivée en Dordogne, les évacués du Bas-Rhin étaient démunis. Une allocation était prévue par les autorités : elle était fixée à 10 francs par jour pour les adultes et enfants de plus de 13 ans, et 6 francs pour les enfants de moins de 13 ans. Pour avoir un point de comparaison, retenons le prix d’un bien de consommation courante : en juillet 1940 le prix du kilogramme de pain était de 2 francs 85 en Dordogne (3 francs 15 dans la partie libre de la Gironde).

Avec l’état-civil, l’adresse en Alsace et l’adresse en Dordogne, sont également inscrits la nationalité et la religion (E dep 7327) :


Carte de réfugié de Pierre Gasc (collection Bernard Gasc) :


Arrêté du préfet de la Dordogne du 7 décembre 1939 portant sur l’emplacement de construction de 315 pavillons et baraquements pour l’accueil des réfugiés (3 X 29) : 

3 X 29

Pour l’accueil des évacués du Bas-Rhin, des baraquements furent construits à Périgueux, mais aussi dans le département. Ici un baraquement du quartier Sainte-Ursule, aujourd’hui rue du président Wilson, face à l’actuel hôtel de ville (Fonds Diaz, 14 Fi) :


Extrait d’un plan de baraquement (avril 1940) destiné à accueillir des évacués du Bas-Rhin place du 4 septembre à Périgueux (3 X 30) :


Vue sur un baraquement qui a accueilli les réfugiés du Bas-Rhin (quartier Sainte-Ursule à Périgueux). Devant les difficultés de logement, la construction de plus de 300 baraquements était prévue dans le département (Fonds Diaz, 14 Fi) : 


Confection de layettes pour les enfants alsaciens et lorrains nés en Dordogne. Lettre de la Croix-Rouge française au préfet de la Dordogne, 6 janvier 1940 (3 X 29) : 


Isaïe Schwartz, grand-rabbin de France, sollicite l’aide des autorités pour le fonctionnement de l’Aide sociale israélite, dirigée par Laure Weill, 18 janvier 1940. La ville de Strasbourg comptait plus de 9 300 israélites lors de son évacuation (3 X 29) :


Le secrétaire général du Comité national des activités sociales informe le préfet de la Dordogne des dispositions sociales en faveur des réfugiés alsaciens, 6 décembre 1939. Il est notamment question de la création de foyers alsaciens-lorrains dans différentes communes du département (3 X 29) :